The gravity of us – B. C. Cherry

Hello hello ! Voilà très longtemps que ce quatrième et dernier tome trainait dans ma pile à lire. Ayant adoré le troisième tome, détesté le premier et sans avis pour le second, je ne savais pas à quoi m’attendre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’autrice s’est améliorée à chaque tome de sa série. S’ils sont tous indépendants, et si le troisième reste mon favori, cette histoire n’était vraiment pas mauvaise.

On y suit Lucy et Graham, chacun avec leur lot de malheurs. Lucy est la cadette d’une fratrie de trois sœurs et a perdu sa mère des années plus tôt. Graham enterre son père, celui qu’il n’a jamais considéré comme tel. De plus, ce dernier apprend qu’il va être papa, ayant pourtant toujours certifié qu’il ne voulait pas être père.

Si ma note se trouve être un 3.5/5, c’est en partie pour des détails qui m’ont interloqué. Tout d’abord, on apprend que Graham et sa femme ne veulent pas d’enfants. Aucun d’eux. Pourtant, quand ils apprennent la grossesse, ils décident de garder l’enfant. Juste … pourquoi ? L’avortement n’est même pas proposé ici, il n’y a pas une seule ligne sur le sujet, et j’aurais pourtant aimé que cette question soit posée ou au moins rapidement expliquée. De plus, la pseudo explication que je peux trouver à cela vers la fin de l’histoire ne colle pas chronologiquement. Donc … je ne sais pas.

Également, un point qui m’a fortement contrarié, c’est la pseudo diversité qui est montrée ici. L’autrice lâche un « une belle Asiatique » et « une splendide Afro-Américaine » et … ça s’arrête là. Juste pour caser des diversités ? Juste pour ça ? Ces personnages n’apparaissent qu’une fois dans le récit (ou peut-être deux ou trois fois pour l’une d’elles) mais c’est tout. Genre … à quoi ça sert si c’est juste pour dire qu’il y a des personnages pas uniquement blancs-cis-hétéros dans le récit ? Ah parce que oui … ces deux personnages sont ensemble et vont se marier. C’est un point qui m’a contrarié, parce que je trouve ça assez irrespectueux, mine de rien. Les Personnes de Couleur apparaissent dans les vies de chacun. On en croise dans la rue tous les jours. Ils ne sont pas différents des blancs et, pourtant, on arrive à les effacer dans la littérature ou alors à les intégrer en mode « regardez j’ai fait un effort ». Du coup … non, désolée, ça ne marche pas !

En dehors de ces deux points plutôt fortement agaçants, j’ai bien aimé l’histoire. Lucy et Graham ne forment pas un couple en trois secondes et demi, ils réfléchissent, ils évoluent. Plus Graham que Lucy, d’ailleurs. On assiste à beaucoup de drame durant le récit, exactement comme l’autrice sait le faire. J’ai apprécié l’histoire, la chute et son évolution. Les personnages mettent un temps fou avant de s’apprécier et de former quelque chose. Le bébé est au centre de l’histoire et, bien que je n’aime pas les enfants et encore moins dans les romans, j’ai trouvé que ce n’était pas non plus trop prenant. C’est bizarre dit comme ça, mais en fait l’enfant était là sans être trop là. C’était juste le bon prétexte pour les réunions ou les discussions, on va dire.

La fin est un peu clichée à mon goût, trop facile peut-être même. Mais elle reste assez poétique et mignonne. L’histoire dans son ensemble est appréciable même si, avec le recul, je trouve qu’il ne se passe quand même pas grand-chose. Mais la romance reste presque en arrière plan pendant longtemps et c’est ce que j’ai apprécié. J’aime quand la construction prime sur le reste. C’est pourquoi la note augmente, en contraste avec les points négatifs.

Je ne sais pas ce qu’il en est de la plume de l’autrice étant donné que c’est une traduction … Mais je dois avouer avoir trouvé moins de fautes qu’à l’ordinaire … jusqu’à la fin. Là c’est devenu n’importe quoi. Lyric est devenue Lucy, Graham s’est transformé en Raham … Il fallait s’accrocher pour suivre par moment. Néanmoins, c’est « moins pire » que les horreurs que j’ai pu voir chez l’éditeur.

Je suis plutôt contente d’avoir sorti ce livre de ma PAL. Je constate qu‘il n’y a pas que du mauvais chez Hugo Roman, même si cet éditeur me sort toujours par les yeux et m’empêchent d’apprécier des livres qui, peut-être, sont réellement dingues. Je n’ai que de rares titres qui m’ont plu chez eux, et ils passent presque à la trappe face aux trucs abominables dont je parlais régulièrement. Il ne faut malgré tout pas uniquement souligner le mauvais, mais il faut également parler du positif, et je pense que ce livre est assez safe et peut se lire sans problème. C’est un livre avec des maladresses certes, mais il n’est pas mauvais. Du moins, c’est ce que je trouve. Et pour une fois, ça fait plaisir !

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