Ce que j’aime dans les fan fictions, pourquoi je continue à en lire et pourquoi j’en ai écrit

Témoignage d’une grande accro aux fan fictions depuis sa tendre adolescence. Du bon, du moins bon, mais une façon d’évoluer tout de même.
Disclaimer : je parle de ma vision des choses, de ma relation propre aux FF, des univers qui me touchent. Ce n’est absolument pas une vérité absolue, ou même une généralité.

 

large.jpgJe suis aujourd’hui incapable d’écrire une histoire dans son intégralité, et ça n’a pas été faute d’essayer. Le temps joue contre moi. Mes études me prennent les 3/4 de mon edt, et je préfère passer les moments qu’il me reste avec ma jument, organiser ma saison de concours, lire, regarder une série … vivre bon sang. Bref. Avant d’arrêter, j’ai tout de même écrit pendant longtemps, que ce soit au lycée ou même lors de mes études supérieures. Quand elles étaient en français, je pouvais gérer. Mais à partir du moment où j’ai changé de cursus et que je suis partie à l’étranger … bah c’était plus du tout la même rengaine so … j’ai continué de faire du role play, sur des forums fantastiques comme ma petite écurie virtuelle. Sauf que … je n’ai plus écrit d’histoire. Et je ne vous le cache pas : ça me manque. J’ai toujours un million d’idées, que j’aimerai mettre sur le papier (enfin sur l’écran), et j’en suis incapable, par manque de temps, et par trop d’anticipation (je suis du genre à avoir l’idée, écrire le prologue, et bim bam boum je me retrouve à faire la trame COMPLÈTE ! ptdr je vous l’assure : avant ça marchait très bien pour moi. Mais aujourd’hui vu que j’ai plus de surprise, je bloque totalement. Bref). Malgré tout, je suis vraiment fière d’avoir pu écrire 7 fan fictions complètes. J’ai également co-écrit une fan fiction mais j’ai honteusement lâché lors du deuxième ou troisième tome … Manque de temps, de motivation etc.. Bon en tout cas, si vous voulez y jeter un oeil, c’est ici que ça se passe. Mais j’crois que vous n’aurez pas accès à toutes les histoires car beaucoup sont classées en adulte. Ah et aussi : la plupart du temps ce sont des relations toxiques, Stockholm Syndrom, dark treatment etc… Disclaimer quoi.

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Mais venons-en au premier point : pourquoi j’aime ça. Autant l’avouer : j’ai été une énorme fangirl. Vraiment vraiment énorme mdrrr. On va pas entrer dans les détails, mais c’était genre obsessionnel et oppressant quoi. J’vous raconte pas le nombre de larmes que j’ai versé pour X ou Y raisons concernant mes idoles. Du coup, depuis deux ans, je me force à avoir énormément de recul. Et bizarrement, si je me suis forcée au début, j’ai réussi à m’en détacher totalement en peu de temps. J’ai d’autres préoccupations dans la vie, j’ai des choses bien plus importantes qui me tiennent à coeur, j’ai une vie à mener mdrr. Donc bon, si aujourd’hui je lis encore des fan fictions, ce n’est plus avec le même mood qu’il y a 10/11 ans. Car oui, j’ai commencé à lire des FF à onze ans (donc ça fait onze ans maintenant). Et je peux vous dire que j’ai pas commencé soft. J’ai toujours lu des histoires de relations toxiques, maltraitance physique et psychologique. Et moi-même en écrivant, je torture mes personnages du début à la fin. J’ai également toujours lu uniquement du MxM, à quelques exceptions près. Donc forcément, j’ai aussi presque écrit uniquement du MxM. Et aujourd’hui, j’aime toujours ça.

tumblr_mzwlprpM6h1s2wjako1_400.jpgCependant, il faut savoir prendre du recul sur ce qu’on lit. Pour moi, tout ça reste du pur fantasme malsain, un moyen de lire quelque chose qui me file quand même des frissons (un peu comme un bon film d’horreur). J’ai besoin de ressentir des choses pendant mes lectures, que ce soit du rire, des larmes, des envies, de la colère etc… Si c’est plat, c’est naze. Et tout ça : je le retrouve davantage dans les FF que dans les livres publiés. Parce qu’il n’y a pas de tabous, il n’y a pas de limites. On peut aller au fond des choses sans que quelqu’un vienne nous dire « c’est trop trash on peut pas publier ». Et ça va pour tous les genres, pour tous les sens. Que ce soit du LGBT+, du het, du fantastique, une fiction sans romance … On peut creuser les choses, on n’est pas obligé de réellement découper les choses correctement, en gros : on laisse notre imagination faire le boulot pur et brut. Et puis, personne va venir nous dire « gnagna tu dois enlever cette scène, tu dois rajouter davantage de ça … ». On est libre de A à Z. C’est pourquoi je suis un peu frustrée par les livres publiés que je lis en terme de romance. Même quand on me parle de dark romance, c’est toujours trop superficiel. J’aimerais que cela soit davantage creusé, que la psychologie des personnages soit développée etc.. Et je crois que je peux compter sur les doigts des mains les bouquins romance qui m’ont réellement plu (DIMILY, nos faces cachées, Vicious, Captive in the Dark, Silent Waters ..). Alors qu’il me faudrait beaucoup plus que deux mains pour les FF (et j’en ai tellement lu que je n’ai même plus les titres de toutes mdrr).

Il n’y a malgré tout pas seulement l’aspect de liberté qui me plait. D’ailleurs, ce n’est pas parce qu’on peut faire ce qu’on veut qu’on doit faire n’importe quoi. Genre les fautes d’orthographe tous les 3 mots, merci mais non merci. Pareil quand les temps sont accordés de façon aléatoire ou que l’histoire part dans tous les sens sans une intrigue de fond. Bref : j’ai tout de même certains critères. Par exemple, si la célébrité l’est aussi dans l’histoire (genre Justin Bieber qui est lui-même dans l’histoire, no way). J’aime en fait que l’on reprenne l’apparence de la personne, son nom, et basta. Le reste : faut l’inventer. Justin chef d’un gang, ça me plait davantage (ok c’est cliché, les 8/10ième des FF sont comme ça ahaha). Mais voilà, même si l’on garde quelqu’un de connu, il faut faire un vrai travail d’invention derrière, sinon c’est plutôt plat quoi. 7b3be82880443dd776d5fadeaf80a79c--tom-kaulitz-bill-kaulitz.jpg

Je n’ai jamais vraiment diversifié mes fandoms. J’ai toujours lu et écrit sur Bill/Tom Kaulitz, Justin Bieber, Louis Tomlinson et Harry Styles. Bon, et l’univers de Harry Potter aussi. Mais ça s’arrête là. Parce qu’en général, on lit sur des personnes qui nous plaisent, justement parce qu’on sait que le physique du personnage nous plait. Il ne nous laisse pas indifférent et insensible, et bizarrement, c’est plus simple d’entrer dans l’histoire parce qu’on a déjà une base (raison de pourquoi mine de rien la description des personnages et les couvertures sont importantes … enfin, pour moi). Et pour les ado, se représenter leur idole dans une histoire, c’est un moyen de leur faire aimer la lecture, petit à petit. Voyez ?

Si je continue à en lire, aujourd’hui, c’est principalement parce qu’il y a des schémas et des modèles qu’on ne retrouve pas dans les bouquins publiés. Et parce que j’aime toujours l’apparence de ces personnes, j’aime les voir appliquer dans une histoire. Tout ça quoi. Même si cela fait un moment que je ne m’y suis pas penchée, je sais qu’il y a quelque part sur le net des histoires qui me feront vibrer comme je l’espère quand je m’y plongerai. Puis bon, l’inhibition de tous les tabous, c’est quand même quelque chose. Petit à petit, on les abolit dans les romans publiés, mais on est encore loin de ce qu’on peut voir dans les FF.

744c35d8dc5ff801f70317e14033831f.jpgEt d’ailleurs, malgré les relations toxiques que j’adule dans ces histoires, j’arrive à prendre du recul : NON, ce n’est pas la vraie vie, et OUI c’est dangereux, les gens comme ça. Il faut y faire attention, et veiller à ne pas tomber là-dedans dans l’irl. Faire la part des choses est essentielle : une histoire reste une histoire, et ne doit pas être nécessairement appliquer. Comme dans les séries ou les films, les 3/4 des choses qui s’y passent sont là pour faire ressentir quelque chose, et rien ne peut être réel quoi (genre on ne se réveille pas avec un maquillage parfait après avoir dormi, personne ne se met sur une table au milieu de la cantine pour déclarer quelque chose sans qu’un prof vienne gueuler). Bien sûr : je parle ici du type d’histoire que je lis. Je ne parle pas de toutes celles qui sont merveilleuses et vous feront vous sentir bien.

En bref, il faut savoir prendre des pincettes. Si les histoires à l’eau de rose ne vous feront que davantage rêver, celles qui sont bien sombres vous aideront à ouvrir les yeux. Et puis, il y a celles qui sont là juste pour vous faire rire. Vous trouverez forcément votre bonheur dans les fan fictions, parce que ça part dans tous les sens. Et vos recherches ne seront jamais vaines. Puis, combien d’auteurs ont débuté comme ça ? Se baser sur quelque chose de concret, et broder autour. On dénigre beaucoup les fan fictions de nos jours, et pourtant, cela reste quand même un moyen de faire aimer la lecture à ceux qui bloquent, de se lancer dans l’écriture, et de vibrer à tout âge. Même quand on part dans les extrêmes. (et faut se dire que lâcher par écrit tout ce qui est en nous, ça libère. Que ce soit quelque chose de tragique ou de geai. Parce que bien souvent, on laisse dans nos histoires et nos personnages une projection de quelque chose qu’on a vécu, qu’on ressent etc.. On y laisse un bout de nous).

Au final, on en lit/écrit beaucoup à l’adolescence parce que … justement c’est l’adolescence. C’est le besoin de s’évader, d’être en opposition avec les codes (d’où certaines extrémités dans les histoires). C’est l’inconnu, la découverte, les premiers pas. On s’identifie aux personnages torturés, en marge, qui se révoltent. On voit en eux des super-héros parce qu’ils se rebellent (car bien souvent les personnages de FF ont 16/17 ans). Puis quand on grandit, on se trouve des histoires avec des personnages plus âgés, qui affrontent l’université, le début de la vie d’adulte, la découverte de leur sexualité, les petits plaisirs de la vie (les plus simples comme un sourire dans la rue, comme ceux plus complexes). A chaque tranche d’âge ses histoires (ok c’est un peu pareil dans les livres, mais je trouve vraiment que les FF et les livres publiés sont très différents). Je suppose malgré tout qu’on finit par abandonner ce monde à un certain moment. On s’en sépare quand on n’en a plus besoin, et on finit par être comblé par les bouquins publiés (même si l’un n’empêche pas l’autre. Je me souviens lire énormément de FF et aduler Twilight ou HP à côté mdrr). Mais le monde de la FF reste malgré tout … un passage qui m’a marqué, profondément. En bien, et parfois en mal. Ce monde m’a aidé quand j’en avais besoin, et aujourd’hui, je suis quelqu’un de comblée.

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Bon, je suis vraiment désolée d’avoir fait un pavé pareil, surtout que je dois me répéter mille fois, mais j’ai vraiment pas la foi de tout relire (sorry). Cet article doit être brouillon et peut-être terriblement chiant (mais il m’a fait faire une pause dans les révisions, c’est plutôt cool), néanmoins j’avais envie de le faire depuis un moment. Les FF restent un moyen de lecture, et je voulais donc vous en toucher un mot à un moment ou un autre. Merci, vraiment, si vous avez pris le temps d’arriver jusqu’au bout. N’hésitez pas à me parler de votre propre relation aux FF. Et puis … voilà ?

eb7.jpgPS : Je vous laisse quand même quelques liens. Ces histoires m’ont marqué, et je souhaitais tout de même leur faire un petit hommage ici, où elles ont naturellement leur place. Malheureusement, un très grand nombre de fictions ont disparu … (Je pense notamment à En-culons-Tom et aux superbes histoires de Emrys, ainsi qu’aux dizaines et dizaines d’histoires que j’ai pu lire et qui ont disparu de la toile, en particulier celles sur TH, et sur JB j’ai zappé les noms à 200%). Certaines étaient de véritables pépites d’or, mêlant romance et policier comme il se doit, ajoutant tout juste de ce qu’il faut d’angoisse etc..

Je ne vous ai pas marqué tous les genres à chaque fois parce que je ne m’en souviens plus forcément, mais il y a du dark, du drame, mais aussi des trucs drôles, mdr.

 

 

5 réflexions au sujet de “Ce que j’aime dans les fan fictions, pourquoi je continue à en lire et pourquoi j’en ai écrit”

    1. Oh il ne faut pas dire ça ! Les OS sont en plus, encore plus difficiles à écrire que les FF je trouve (j’arrivais jamais à trouver le juste milieu).
      En revanche, pareil, je me suis fait des amis grâce à cet univers (même si aujourd’hui je n’ai plus vraiment de contact, on se suit toujours sur Instagram ahahaha)

      Aimé par 1 personne

  1. Depuis ma troisième je suis à fond sur les fanfic surtout harry potter mais, c’est vrai avec le temps on s’en lasse, c’est mon cas . Je dois quand même avouer que j’en dévore toujours mais, beaucoup moins

    Aimé par 1 personne

    1. A mon avis ça dépend aussi de l’univers sur lequel on est. Je suis toujours restée sur les univers « matures » dans le sens où ça a toujours été des fictions très sombres, avec un réel travail dessus, et pas la reprise de quelque chose d’existant. Mais je suis d’accord avec toi, on finit par se lasser à un moment donné de voir les mêmes personnages, les mêmes cadres etc.. Personnellement je n’en lis plus par manque de temps et parce que je ne trouve rien qui me donne envie de m’y plonger (et aussi parce que j’ai une PAL de bouquins absolument énorme mdrr)… Mais oui, on finit forcément par abandonner ce monde à un moment ou un autre 🙂

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