Too Late – C. Hoover

J’ai entendu de nombreux échos qui disaient que ce livre ne ressemblait à aucun autre de Colleen Hoover. Je n’ai aucun point de comparaison, puisque je n’en ai pas lu d’autre. Certes, il y a bien eu la collaboration pour « Never Never », mais ce n’est pas vraiment pareil. De plus, j’ai l’impression que les traductions sont toujours identiques. Il n’y a rien de la plume de l’auteur. C’est assez plat, des traductions absolument banales, sans émotions. Et c’est exactement ce que je reproche aux livres de New Romance : c’est creux.

En parlant de new romance, je suis attirée par le style réellement sombre et dark. J’ai l’habitude de lire des fanfictions où les chapitres font 10 pages word en taille 10 au minimum, où les personnages sont développés à foison. J’ai l’habitude de ressentir leur mal être, leur torture. Clairement, c’est ce qui me plait dans ces histoires. La torture physique et mentale qu’on inflige aux personnages. Des histoires dans lesquelles on ressent vraiment tout du personnage. On rit avec lui, on pleure, on a mal pour lui. J’aime avoir des frissons durant ma lecture, et sans doute parce que j’ai commencé à lire des histoires de ce style alors que j’étais vraiment, vraiment jeune. Je ne devais pas avoir plus de douze ans quand j’ai dévoré mes premières fanfictions où Bill Kaulitz se faisait torturer de mille et une façons. J’ai vu des choses qui ne seront jamais publiées dans des livres. Et malheureusement, c’est ce que je recherche, sans trouver.

Les livres « Dark Romance » et « Captive in the dark » sont les seuls qui ont un peu retenu mon attention au niveau de ce qu’il s’y passe. Et c’était une première pour moi, qui ne lis habituellement que du Male x Male, autrement dit, des romances entre deux hommes. Donc, peut-être que ma frustration face aux livres de Romance vient également de là : c’est de l’hétéro, et je n’ai jamais aucune empathie pour les femmes dans ces histoires.

Bref, venons-en au sujet principal : Too Late. Je l’ai acheté en sachant que le style ne serait pas extraordinaire. Sans doute qu’en VO, il y a quelque chose de plus. Malheureusement pour moi, je ne suis pas bilingue anglais, mais espagnol, et de ce fait, en espagnol, c’est aussi une traduction et elle ne sera clairement pas meilleure qu’en français. Du coup … j’ai vraiment peur (et pas le temps) de me consacrer à une lecture en VO et je me rabats donc sur ma langue maternelle. En sachant d’avance qu’il faut que l’histoire ait vraiment un truc pour me plaire.

Dans la collection où l’histoire est publiée, je n’ai aimé que de très rares livres. Des livres où, justement, on sent quelque chose de différent : Parce que les personnages sont travaillés, parce que le vulgaire est laissé de côté, parce que la traduction est assurée avec un minimum de sentimentalisme. La saga The Elements (sans parler du premier tome qui était une catastrophe à mes yeux) relève donc le niveau. After passe encore, si tant est qu’on oublie que les personnages jouent au chat et à la souris pendant cinq très (trop) longs tomes. Never Never est expéditif, mais c’est sympa. Je préfère totalement les livres de Hugo New Way, tels que PS I Like You ou Autoboyographie. Bon, dans tous les cas, je laisse le bénéfice du doute. Ça ne vient pas de la ME, mais plutôt du traducteur, à mon avis.

Donc. Je me promène sur Instagram et j’entends beaucoup de vagues concernant ce roman. Je lis des avis très partagés, dans le sens où l’histoire est dure, où les lecteurs ont été bouleversés. Je ressens de l’émotion, assez forte, dans les chroniques. Alors je m’empresse d’acheter ce roman. Ça devient une obsession pour moi, bloquée à Madrid, attendant de rentrer en France pour foncer à la librairie et l’acheter. Je place la barre très haut, en pensant que je vais enfin tomber sur une romance qui va me faire ressentir un truc.

Et bien … Fail ? Pas tout à fait. J’écris actuellement alors que je n’en suis qu’au premier prologue de cette histoire. Donc il me reste encore une bonne centaine de pages avant de terminer ce bouquin. Mais il n’empêche que j’ai déjà beaucoup de choses à dire. J’ai ressenti des trucs, c’est certain. C’était addictif, parce que je n’arrivais pas à lâcher ce bouquin. Je me suis obligée à faire une pause dans ma lecture, pour ne pas le finir trop vite. Je ne suis pas tant attachée que ça au personnage de Sloan. Sans doute parce que le fait qu’elle accepte tout ça pour son frère, c’est quelque chose que je ne comprends pas. En quelque sorte. Je suis fille unique et n’ai donc jamais eu à me soucier de qui que ce soit. Je suis du genre à être optimiste en toute situation, à m’en foutre de tout. A ne rien accepter qui me gonfle ou qui n’aille pas dans le sens que je veux. Sans doute suis-je un peu égoïste. Bref, du coup, beaucoup de mal à m’attacher au personnage féminin. Je ne ressens pas sa douleur, sa peine, sa détresse. Je la lis, mais ne la sens pas. En tout cas, un bon point, je l’aime bien. Je la trouve très courageuse, et je comprends totalement son point de vue. Souffrir à la place de l’être aimé, c’est magnifique, en quelque sorte. Sauf qu’il y a toujours la possibilité pour elle de faire autrement que d’accepter ce que fait Asa. Mais bon, si c’était comme ça, il n’y aurait pas d’histoire. Je suis peut-être un peu trop terre à terre ce soir. Pardon. Je dois être chiante. Et bravo si vous êtes encore en train de lire.

J’écris tout ça sans y réfléchir. Peut-être que je reprendrai posément cet article, ou peut-être que je le posterai tel quel. On verra bien. Dans tous les cas, continuons.

Parlons d’Asa. Je trouve que la révélation de « pourquoi il agit comme ça » est un peu … comme un cheveu sur la soupe. C’est trop facile, comme explication. Alors d’accord, on peut s’y attendre, on a des signes un peu partout, sans doute. Mais j’espérais tellement qu’il y aurait autre chose. Un travail sur lui par la suite. Une construction totale de son identité. Juste … autre chose. J’ai trop l’habitude des histoires où le méchant devient gentil avec le temps, avec un gros travail sur lui. Ici, je ne l’espérais même pas. Je voulais juste que Asa paie pour ce qu’il fait. Parce qu’il ne me fait pas de peine, parce qu’il n’incarne rien du bad boy malgré tout attirant. Il est juste … un sombre con. Mais tout de même. J’aurais aimé que ce « pourquoi » soit davantage développé. Peut-être que ça l’est par la suite, je ne sais pas encore.

J’ai trouvé l’idée malgré tout originale. C’est peu courant dans les romances, et j’ai tout de même trouvé quelques petites choses qui m’ont plu. Car honnêtement, on dirait que je tire les vers du nez à ce livre pour lui trouver tous les défauts, mais ce n’est pas le cas. J’ai aimé ma lecture, mais je reste sur ma faim étant donné que je pensais que ce serait « plus trash ». Au final, ça reste assez light en comparaison à ce que j’ai pu déjà lire (et écrire aussi …). J’ai aimé la tournure des évènements, et le peu de cruauté qu’on a pu voir de Asa (je m’attendais à pire et à plus, en fait). Enfin bon. Je suis déçue, mais par ma faute, car ce livre est très bien, et je vous le recommande même. Oui, oui.

J’ai hâte de le terminer, d’ailleurs. Pour voir les différentes possibilités offertes par l’auteur. J’aime bien cette idée d’avoir mis divers prologues et épilogues à la fin du livre. C’est étrange, mais ça me fait sourire. Je suis plutôt fan.

Bon, tout ça pour dire, que ce livre est bon. Genre, il est carrément passable, et je sais qu’il plaira. Parce qu’il doit très certainement inspirer un tas de trucs à des lecteurs qui avaient de moins grosses attentes que moi, et qui ne sont pas rodés depuis le début de l’adolescent à des histoires super gores. Franchement, c’est une bonne histoire. Elle est super plaisante, et très additive. Je me permets de relever tous ces points car je me suis en quelque sorte, auto-gâchée la lecture, si on peut dire les choses ainsi. Tant pis pour moi.

Si vous avez de véritables dark romance à me conseiller, ou de belles histoires MM (donc entre deux hommes), n’hésitez pas à m’écrire en commentaire ou sur Instagram. Je cherche mais je ne trouve pas vraiment (et heureusement qu’il me reste encore de très bonnes plumes sur internet pour combler ce manque mdrr). Je vous souhaite une excellente soirée (et je publie cet avis sans avoir terminé totalement le livre, au final).

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