Bleue comme l’été – M. Lenne-Fouquet

Disponible en librairie depuis le 1er juin !

Résumé : Un road-trip forcé avec un surfeur raté, ce n’est pas l’été glorieux que Prudence, aspirante photographe, avait prévu. Mais fuyant un concours raté, un amoureux qui l’évite, et une sœur qui voudrait faire d’elle une baby-sitter à vie pour ses bambins baveux, l’hypersensible Prudence attrape le premier prétexte venu pour tout larguer et se retrouver… coincée dans un van avec un daron aux pecs impeccables nommé Denis qui tient à ce qu’on l’appelle Dylan. Il fait du surf, il pense surf, il respire surf. Prudence, elle, ne pense qu’à ses amours, ses espoirs malmenés, ses amies éloignées. Va-t-elle survivre trois mois à photographier Denis-Dylan sous tous les angles pour alimenter son compte insta aux filtres brûlés et hashtags clichés ?

Le résumé et la couverture ont de suite attiré mon attention. Mais malheureusement je n’ai pas obtenu ce que j’espérais de cette lecture. Pourtant, je l’ai lu en plein mois d’été, l’idéal pour un roman estival.

Le personnage de Prudence est très difficile à supporter. Elle se plaint constamment et je n’ai pas eu l’impression d’une évolution là-dessus. Elle est obnubilée par un autre personnage qui la prend pour une débile de long en large. C’est même carrément exaspérant passé un moment, car elle y fait référence de façon systématique. De plus, elle prend des décisions parfois complètement idiotes, qui n’ont aucun sens.

Je n’ai pas senti de pétillant, de brillant, dans ce roman, pas plus que je n’ai eu l’impression de vivre quelque chose de dingue. J’ai même trouvé l’avancement un peu trop lent, j’ai pu m’ennuyer par moment. À mon avis les personnages sont tous un peu trop clichés et c’est ce qui détériore l’idée principale du roman. Dylan aurait pu être un bon personnage, mais on en fait quelque chose de risible, un peu comme Patrick dans les films Camping, limite même comme Brice de Nice. Et c’est dommage car il avait du potentiel.

Je ne sais pas vraiment ce que j’attendais de cette lecture. On y parle photographie, et j’adore ça, réseaux sociaux etc.. mais il m’a manqué quelque chose. La plume de l’autrice n’est pas désagréable, seulement j’ai eu l’impression qu’elle se forçait à écrire ‘jeune’ en donnant un aspect ‘boomer’ à Dylan et éberlué à Prudence.

J’ai toutefois apprécié le fait de mettre en avant des idées de vie qui sont parfois mal perçues et mal acceptées, comme le fait de ne pas vouloir d’enfant. La sœur de Prudence incarne à la perfection le cliché de la société qui a toujours un truc à dire. C’était donc intéressant d’avoir des prises de position par moment, mais j’ai l’impression que le caractère de Prudence inhibe ses choix et donc qu’aucun ne sera pris au sérieux.

En bref, c’est un roman avec une idée intéressante, mais j’ai surtout eu du mal avec les personnages. Ma lecture en a donc été altérée.

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