La brodeuse de Winchester – T. Chevalier

Ce roman est sorti au format poche le 04 novembre chez Folio, que je remercie grandement pour l’envoi.

Résumé : « Jane Austen était morte à l’âge de quarante et un ans sans mari ni enfants, seulement une soeur dévouée. Violet n’avait même pas cela, et elle n’avait certes pas plusieurs romans à son actif. Il ne lui restait que trois ans pour rattraper Miss Austen en termes de créativité. »
Winchester, 1932. Violet Speedwell, trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis la pénurie d’hommes d’après-guerre. Pour échapper à une mère acariâtre, elle décide de prendre son envol. Mais son célibat lui attire plus de mépris que d’amitié. C’est au sein du cercle des brodeuses de la cathédrale qu’elle trouvera le soutien qui lui manque pour affronter les préjugés de son époque. Grâce à Arthur, le sonneur de cloches, elle découvre aussi un tout autre cercle, masculin cette fois. Au même moment, la radio annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne.

Le résumé de ce roman a su m’intriguer et c’est pourquoi j’ai souhaité le découvrir. Je ne lis que du thriller dans la tranche ‘adulte’ car bien souvent, la différence d’âge entre les personnages et moi fait que je ne peux ni m’attacher, ni m’intéresser à ce qui leur prend la tête. J’en attendais un contexte politique fort et une storyline marquée. Ce n’est pourtant pas ce que j’ai retrouvé au sein du roman.

Ce dernier se lit vite, mais je l’ai trouvé un peu plat. Cela manquait d’action à mon goût et c’était redondant. On revient souvent sur les mêmes soucis, sur les mêmes pensées de Violet. Elle est forte et indépendante, mais elle a aussi des faiblesses et c’est ce qui rend le personnage humain et réaliste. La fin était également un brin prévisible à mes yeux, elle n’apporte pas ce que j’en espérais.

Le contexte politique est peu marqué. Ici, on suit Violet et ses idées, son petit bout de chemin, et on parle de temps en temps de la montée du pouvoir nazi, mais rien de plus. Juste des anecdotes par-ci par-là. En revanche, le côté historique est bien présenté, avec les mœurs de l’époque et les soucis rencontrés en Angleterre suite à la première guerre mondiale. On est dans cet entre-deux qui est juste et sympathique à suivre.

Du fait de notre différence d’âge et d’une vision du monde et des choses absolument opposées, j’ai eu du mal avec Violet par moment. En revanche, les personnages secondaires sont vraiment chouettes, à l’exception de la mère de Violet qui était horripilante à souhait, mais qui semble finalement cacher un cœur quelque part quand même.

C’était un roman sympathique à découvrir, mais je pense que je n’étais pas vraiment le bon public pour ce dernier. Il sera parfait pour les lecteurs qui apprécient le genre « littérature blanche » et qui souhaitent suivre le quotidien d‘une femme qui ne suit pas les codes de l’époque.

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