Là où tu iras – F. Vandermeersch

Cette nouvelle de 84 pages sort le 09 septembre en librairie, soit aujourd’hui ! Un grand merci à la maison d’édition Le Muscadier ainsi qu’à Gabriel Lucas pour l’envoi.

Résumé : Kim et Théo s’apprêtent à sauter dans le vide. Ils veulent rester ensemble, unis même dans la mort. Mais, une fois le décompte terminé, l’un saute, l’autre non. « Là où tu iras, j’irai. » Quand Théo rencontre Kim, il est aussitôt attiré par ce mystérieux lycéen qui vient d’emménager dans son village. Grâce à Kim, Théo, un peu paumé, se sent valorisé. Il devient quelqu’un. Mais, de fil en aiguille, l’histoire d’amitié se transforme en histoire d’amour, de plus en plus exclusive. Jusqu’à ce saut dans le vide. Entre passé et présent, ce roman retrace l’histoire d’un amour toxique.

Le livre est très court, dans un format typé poche, ce qui fait qu’il se lit très vite. Le texte est aéré, avec des sauts de ligne entre chaque paragraphe, idéal donc pour le public auquel il s’adresse. En effet, la collection Rester vivant s’adresse aux adolescents voire aux pré-ado, en abordant des thèmes d’actualité, des sujets sensibles à cet âge. Pour des lecteurs qui ne lisent pas trop, le format est donc idéal.

Le point de vue interne de Théo s’impose ici. On va le suivre entre le avant et le après, et c’est à la fin que s’éclaire la colère de ses amis, qu’on comprend mieux certains éléments du début. Comme je l’ai dit, l’histoire est courte, divisée en 17 chapitres. On y apprend la rencontre avec Kim, l’emprise qu’a ce dernier sur Théo, l’isolement … Dès le départ, on sent que Kim n’est pas très apprécié des autres élèves, mais Théo est irrémédiablement attiré. Kim, qui reste un personnage très mystérieux, mais toxique pour l’autre garçon, qui se laisse embarquer facilement dans ce tourbillon infernal.

Ce n’est pas que Théo soit faible, et c’est bien expliqué dans le roman. On comprend comment Kim a pu avoir autant d’influence sur lui, comment les choses ont pu évoluer de cette façon pour eux. Alors évidemment, on reste en surface de tout ça, on ne creuse pas à 300% parce que ce n’est pas une histoire qui se base sur la psychologie et la description languissante des pensées et du caractère de chaque personnage. Mais on peut saisir les choses avec douceur, à travers les mots de Théo. On sent comment Kim a su l’attirer « dans ses filets ».

Je ne m’attendais pas à la fin, aux révélations finales. J’ai déjà vu ce procédé dans un autre roman et, pareil, je n’avais rien vu venir. Aussi, c’est une belle découverte, une belle chose, parce qu’on garde beaucoup de positif sur la possible évolution de Théo, sur ses amitiés etc…

Le seul bémol pour moi reste sans doute l’abstrait que représente Kim. Il manque beaucoup de détails à son sujet. Alors certes, il n’est que l’élément déclencheur si on peut dire, ce n’est pas le personnage principal, mais j’aurais aimé en savoir plus sur sa vie, notamment au sujet des éléments dont Théo parle avec un peu plus de précision. J’imagine qu’on pouvait se permettre quelques pages supplémentaires pour mieux cerner Kim et ‘comprendre’ comment il a pu entraîner Théo dans tout ça.

Le message final est correct, positif, on ne s’y attarde pas de trop (quelques paragraphes supplémentaires, peut-être plus insistants, auraient peut-être étaient bienvenus pour que les plus jeunes comprennent réellement le message) mais ça laisse de la matière pour réfléchir à tout ça et pour prendre du recul. Un bon roman, en somme, qui est parfaitement adapté au lectorat prévu.

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