Le bleu ne va pas à tous les garçons – G. M. Johnson

Cette autobiographie est parue chez De Saxus le 09 juin dernier. Un grand merci à la maison d’édition pour l’envoi !

Quatrième: Un livre fort et indispensable pour toute personne cherchant à comprendre notre société actuelle.
Dans une série d’essais personnels, George M. Johnson, journaliste et militant·e LGBTQIAP+, raconte de manière douce-amère son enfance, son adolescence et ses années universitaires dans le New Jersey et en Virginie.
Du souvenir de se faire casser les dents par des brutes à l’âge de cinq ans, de chiner avec sa grand-mère bienveillante, à ses premières relations sexuelles, cette autobiographie raconte sans détour les épreuves et les triomphes auxquels sont confronté·e·s les jeunes queers noir·e·s.
On rit, on pleure, mais plus que tout, on est touchés par la grâce et le courage qui se dégagent de cette œuvre. Véritable compagnon pour les jeunes queers qui se cherchent, Le bleu ne va pas à tous les garçons va au-delà de son public en s’interrogeant sur l’identité de genre, la masculinité toxique ou encore la famille.
Un témoignage brut, bouleversant et indispensable. Un véritable message d’espoir.

Cet avis n’a pas de note et n’est même pas réellement un avis. En effet, cette nouvelle parution de De Saxus n’est pas un roman, mais une autobiographie. Il m’est donc impossible de la noter ou même d’en rédiger une chronique classique. Ce qu’a pu ressentir George M. Johnson lui est propre. Ce n’est pas à moi de juger ce qui est recevable ou non, ni même de savoir si j’ai aimé connaître son histoire. L’idée n’est pas là. G. M. Johnson nous transmet ici ce qu’iel a pu ressentir au cours de sa vie, ce qu’iel a vécu. Iel nous apprend également beaucoup sur les USA, sur sa perception du monde en tant que personne Noire et Queer et espère que son livre permettra d’aiguiller et d’aider ceux qui en ressentent le besoin.

G. M. Johnson n’a pas eu la chance de grandir à l’époque actuelle (bien qu’iel ne soit pas très âgé hein, qu’on se le dise) où internet offre des ressources quasi infinies sur toutes les questions qui peuvent nous traverser l’esprit, avec des réseaux sociaux qui permettent de rencontrer des personnes qui nous ressemblent. Alors, dans son livre, iel nous raconte son enfance, son questionnement, iel pose les bases de la recherche d’identité, qu’elle soit Queer ou Raciale. N’étant pas à proprement dit concernée par tous les sujets abordés, j’ai donc lu cette autobiographie par curiosité, bien sûr, car j’ai entendu de superbes échos sur celle-ci, mais aussi parce que je savais qu’elle ne pourrait que m’aider à éveiller mon esprit.

On y apprend d’ailleurs énormément de choses sur l’histoire américaine, sur la place des personnes Noires dans celle-ci, sur les mensonges qu’on a pu apprendre à l’école (même en France). On suit G. M. Johnson dans sa propre découverte. Le récit est peut-être parfois maladroit, principalement parce qu’il n’est pas 100% chronologique et que je peux donc m’y perdre facilement. Mais l’on ressent les émotions et les doutes traversés et chaque sujet est abordé avec une introduction, un développement et une conclusion qui est toujours bienveillante et positive.

Les mots n’ont pas forcément réussi à me toucher parce que ce n’est pas un roman. On n’essaie pas ici de s’attacher aux personnages parce qu’il n’y en a pas. On nous livre le récit d’une personne (d’une vraie personne qui existe à 100%, s’entend) tel qu’elle a pu le ressentir et le vivre et ça, c’est autre chose que d’essayer de faire ressentir des émotions. Ici, on souhaite simplement comprendre ce qu’a pu vivre Georges M. Johnson qui se livre sur sa vie, ses pensées, son questionnement. Et c’est très intéressant, ça laisse de la matière à réfléchir par la suite. Je pense que ça peut clairement ouvrir des esprits et aider beaucoup de personnes, qu’elles soient en train de se poser des questions ou non. Aussi, c’est une lecture qui me semble importante et qui n’est pas là pour enjoliver une réalité, ni un manuel à suivre quand on se cherche. C’est un témoignage et il a su me toucher au-delà de la forme et de l’écrit.

Car oui, je n’ai pas forcément trop suivi l’ordre chronologique, je me suis un peu perdue à des moments, je n’ai pas trouvé le style incroyablement exceptionnel mais en même temps, ce n’est pas ce qu’on demande à cette lecture. On n’est pas là pour savoir si l’intrigue tient la route ou si on a deviné qui avait fait quoi. Cette autobiographie est réellement prenante, intéressante et importante. C’est pourquoi je vous conseille réellement de vous y intéresser. En plus, c’est Georges M. Johnson ellui-même sur la couverture française !

PS: Comme expliqué dans le livre, Georges M. Johnson utilisait les pronoms il/lui au moment de la rédaction de cet ouvrage. Désormais, ce sont iel/ellui qui sont devenus siens.

6 réflexions au sujet de “Le bleu ne va pas à tous les garçons – G. M. Johnson”

    1. Puisque c’est un ownvoice je trouve que c’est vraiment très intéressant d’avoir son point de vue. Et on a plein de références sur la façon dont se passent les choses aux USA, on a beaucoup de messages positifs… C’était vraiment enrichissant je trouve 🙂 J’espère que tu te laisseras tenter du coup !

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