N.E.O tome 1 – M. Bussi

Ce premier tome est sorti en 2020 et, d’après les informations que j’ai pu trouver, la suite devrait paraître en juin de cette année. Une saga dystopique avec de grands enfants en plein dans un Paris où les adultes ont… disparu !

Résumé : Dans un monde où les adultes ont disparu, il existe deux refuges pour les deux bandes rivales qui ont survécu au cataclysme : le tipi et le château. Les uns chassent pour se nourrir, les autres vivent reclus et protégés. Bientôt, une étrange maladie fait peser un risque de famine sur le clan du tipi, le privant de ses proies. Et si ceux du château étaient à l’origine de cet empoisonnement ? L’heure de la confrontation est venue : la guerre entre les deux tribus peut-elle encore être évitée, alors que la nature est plus menacée que jamais ? Zyzo, l’espion au grand coeur du tipi, et Alixe, la reine du château, sauront-ils unir leurs forces pour déjouer les mystères, les intrigues et les trahisons ?

Comme d’habitude, je ne savais pas vers quoi je m’embarquais. Je n’avais pas lu d’avis sur ce livre, mais je le voyais beaucoup dans les publicités et j’ai décidé de tester. Ce qui m’a ‘gêné’ de prime abord, c’est surtout l’âge des personnages. En fait, je pensais vraiment qu’ils auraient 15-16 ans et non pas 12 ans. Ce n’est qu’un détail, mais j’avoue avoir de plus en plus de difficulté avec des personnages aussi jeunes, car j’y vois facilement un manque de crédibilité. Cela dit… on oublie assez rapidement ce point pour se plonger dans un récit absolument addictif et page turner. Je n’ai pas pu le lâcher avant la fin.

On va suivre deux groupes : les enfants qui vivent au Tipi et ceux qui sont barricadés dans le Château. Le monde tel qu’on le connaît n’existe plus. Il y a douze ans, les adultes ont disparu et ne restent alors que ces enfants qui survivent comme ils le peuvent. Dans ce premier tome, on apprend donc les différences dans leur mode de vie et je me suis personnellement très fortement liée avec ceux du Château, sans doute par pure projection.

L’intrigue est simple : quelque chose, ou quelqu’un, a empoisonné les animaux et les enfants du Tipi n’ont donc plus rien à manger. Il faut enquêter, comprendre et surtout : accuser. Le livre fait 500 pages mais elles se lisent très vite, on ne les voit pas passer. On comprend les choses petit à petit et j’ai aimé la résolution de l’intrigue qui ne s’attarde pas nécessairement dans les détails techniques, ce qui en fait un bon livre jeunesse-ado mais aussi sympathique pour le public plus adepte de YA.

Les personnages sont attachants et, personnellement, je n’ai pas vu venir certaines choses (je me laisse toujours porter par ma lecture sans chercher à mettre les choses bout à bout pour tout découvrir avant l’heure, du coup je suis toujours surprise). J’aurais cependant aimé que l’on accorde quelques lignes supplémentaires à deux ou trois petits éléments. Mais… le plus gros de la question reste en suspens. Là, on a posé les bases, on a deux groupes qui veulent s’affronter et on comprend un peu ce qu’est devenu le Paris de cette époque. On a une très grosse introduction emplie d’action et d’aventure, qui permet de se lier d’amitié avec certains personnages ou d’ouvrir des intrigues secondaires pour la suite.

Comme dans de nombreuses sagas dystopiques, la grosse question de « qui est l’ennemi » se pose en grand et n’a pas encore sa réponse. Le tome deux sera sans doute salutaire à ce niveau-là et il me tarde de pouvoir le découvrir. Nous avons toutefois quelques semblants de réponse au pourquoi du comment on se retrouve avec un monde sans adulte.

J’ai trouvé que l’histoire était bien menée, le style est facile et entraînant, adapté à un public plus jeune. J’ai toutefois tiqué à quelques reprises sur les propos parfois sexistes des personnages, qui ne sont pas corrigés par une pensée ou une remarque après coup. On a notamment du « garçon manqué », « le sport c’est pour les garçons » et j’y ai en vérité fait davantage attention après une discussion avec Audrey (Le souffle des Mots) qui lisait ce livre en même temps que moi. On peut toutefois souligner l’effort fait pour déconstruire quelques principes (notamment que les vieilles statues ne représentent que des hommes, qu’il n’y avait que des rois etc…). Nous avons également une représentation diversifiée, avec des personnages Noirs et un personnage handicapé, qui sont au cœur de l’intrigue et de l’action, sans qu’il ne soit question de racisme ou de discrimination à aucun moment, ce qui est vraiment génial, ça fait plaisir et ça fait du bien !

En bref, je suis plutôt bien contente de ma lecture et il me tarde de lire la suite !

6 réflexions au sujet de “N.E.O tome 1 – M. Bussi”

    1. En vrai on finit par passer au-dessus. Je me les suis imaginée plusieurs fois plus âgés, sans difficulté, et j’ai finalement trouvé assez drôles certaines de leurs réflexions, lorsqu’elles montrent leur jeune âge. Mais je comprends tout à fait, quand je connais l’âge en avance, cela peut être un frein pour moi également =)

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