Mon vieux – B. Lonchampt

Un grand merci à Sarbacane pour l’envoi de ce roman. « Mon vieux » sort le 04 novembre en librairie. Il fait moins de 200 pages et se lit très vite.

Résumé : Si le juge pour enfants a expédié Marek, petit paumé des quartiers, dans une maison de retraite pour y effectuer des travaux d’intérêt général suite à sa dernière bêtise en date, c’est qu’il croit sincèrement en la valeur éducative de cette peine. Comment aurait-il pu se douter que le gamin y rencontrerait Raymond, ancien gangster octogénaire en manque d’adrénaline, et qu’ils s’entraîneraient mutuellement dans une embrouille défiant les lois de la pesanteur ? Malheureusement, ce qui ne devait être qu’une petite virée pour déterrer le butin d’un braquage enfoui depuis des lustres se transforme vite en affrontement entre jeunes loups des cités et vieux truands cabossés !

L’idée m’emballait vraiment beaucoup, mais j’ai mis un peu de temps à entrer dedans. En fait, dès le petit passage sur Raymond, j’ai compris vers quoi on allait se diriger. Je n’avais donc plus vraiment de surprise, même si je dois dire que l’auteur a réussi à ajouter des éléments que je n’avais pas du tout envisagé. L’histoire est de ce fait très sympa. Elle est entraînante et le caractère de Raymond a quelque chose de singulier et le rend sympathique.

On a un contraste entre deux générations qui vont pouvoir savoir s’unir. Marek va ressortir grandi de tout cela. On s’attache aux personnages, même si finalement Marek est presque effacé par Raymond. Plusieurs fois, on se sent touché par cette génération plus âgée, par les difficultés qui font partie de la vie. J’ai beaucoup aimé les passages dans la maison de retraite. Ils sont sincères et plein d’émotions.

Seulement, je n’ai pas du tout accroché au style de l’auteur. Malheureusement, je suis complètement passée à côté. Il y a beaucoup de vocabulaire que je n’ai pas compris. Il me semble que ce sont des mots en langue arabe mais je n’en suis pas certaine. Si avec le contexte, on pouvait plus ou moins saisir le sens, j’avoue que j’aurais beaucoup aimé une traduction ou un lexique à la fin de l’histoire, de façon à réellement comprendre ces mots.

L’écriture colle bien évidemment aux personnages, aux milieux que l’on visite. Le style de langage de chaque personnage va avec la génération à laquelle il appartient. Elle convient également aux époques. Mais j’ai pourtant été un poil gênée, sans savoir exactement pourquoi. Est-ce l’idée d’un cliché envers les habitants des cités ? Les origines de chaque personnage, qui colle donc aussi aux clichés dont ils sont déjà affublés ? Je ne saurais vraiment le dire, mais j’avoue être ressortie de cette lecture avec ce sentiment.

C’est principalement donc ce point qui a fait chuter ma note. J’aurais sans doute également aimer quelques pages supplémentaires, notamment sur la fin. Comment sont les émotions de Marek ? Que s’est-il passé ensuite ? Quelle sera sa vie quelques temps plus tard ? J’ai trouvé qu’on était brusquement éjecté, surtout après une scène finale très explosive qui nous coupe le souffle. On repart trop vite à la « normale ».

L’intrigue met un peu de temps à se mettre en place mais, une fois lancée, on ne peut plus l’arrêter. Elle est pleine de vivacité et j’ai adoré suivre le quotidien de ces deux hommes, finalement pas si différents. L’un est un bandit sous toutes les coutures, l’autre est simplement sans doute un peu perdu, enfermé dans un cercle d’où il n’arrive pas à sortir. On se prend d’affection très vite pour le petit vieux, qui sait nous attendrir et nous faire oublier ce passé qu’il se traine et qui n’est pas forcément glorieux ni même acceptable. Personnellement, j’ai été beaucoup plus touchée par Raymond que par Marek. J’ai l’impression que les émotions du jeunot n’ont pas été décortiquées de la même façon. C’est le narrateur principal, mine de rien, et pourtant je me suis sentie très éloignée de lui. C’est une sensation étrange, mais il est également possible que je n’ai pas ressenti les choses telles que j’aurais dû à cause de ce manque d’immersion dû à l’écriture.

Je suis donc malheureusement un peu mitigée face à cette lecture et je serais très très curieuse de connaître vos avis. Le fond, l’ambiance, il y a de très bonnes idées. J’aurais peut-être plus apprécié ce livre au printemps, avec l’esprit plus léger. Il y a beaucoup d’éléments que je prends en compte qui font que j’aurais pu, peut-être, davantage aimer cette lecture. Le résumé me botte toujours autant et ce Raymond me donne envie de le rencontrer et de le connaître.

L’histoire est pleine d’humour, de beauté, d’humilité, mais aussi de drame, de difficulté et de réalisme. C’est un mélange très réussi, qui aurait réellement pu me plaire si j’avais accroché avec le style d’écriture. Je ne connaissais pas cet auteur avant mais, malheureusement, je n’ai pas été transportée.

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