Collection Rester Vivant 2 – Le Muscadier

Hello ! On se retrouve une nouvelle fois pour parler de trois autres livres de la collection Rester Vivant que j’ai pu découvrir. Pour les trois précédents, c’est ici que ça se passe.

COMMENT J’AI RÉPARÉ LE SOURIRE DE NINA Nicolas Michel

Résumé : Gaspard est un garçon sérieux. Et même trop sérieux pour ses parents qui sont… désorganisés et désordonnés, moqueurs et chamailleurs, saugrenus et farfelus, surprenants et extravagants, plutôt hauts en couleur et assez farceurs. Gaspard n’en démord pas : c’est à lui d’assurer au quotidien. Sinon, qui va s’occuper d’Annabelle, sa petite sœur, et de Paracétamolle, le singe rescapé des laboratoires Servais ? Et, pour assurer, il assure ! Toujours à l’heure pour préparer le biberon d’Annabelle, toujours le premier à l’école et toujours attentif au régime sans gluten de Paracétamolle. Jusqu’au jour où, sans le vouloir, Gaspard fait pleurer la belle Nina. Ces larmes dans ces yeux-là, ce n’est pas possible. Alors, Gaspard va tout faire pour réparer le sourire envolé. Quitte à laisser tomber son rôle d’enfant modèle… ou pas.

J’ai beaucoup aimé ce petit roman de 140 pages. Gaspard est un personnage auquel je me suis vite attachée, pensant pourtant au départ le trouver insupportable. Premier de la classe, lèche-botte assumé, aux limites maniaques et supérieures … Gaspard n’est pourtant qu’un garçon qui essaie d’instaurer du cadre dans sa vie et très mature pour son âge. On sent bien évidemment la comédie de l’histoire sous les angles qui sont abordés, mais j’ai trouvé ça très touchant. Sous tous les airs qu’il se donne, le garçon n’est pas quelqu’un de méprisant. Tout au contraire, il est serviable et prêt à tout pour réparer ses erreurs ou remettre du baume au cœur de ceux qui sont tristes.

C’est un roman qui se lit très vite, avec une très jolie chute. La plume est entraînante et facile à suivre, on sait vers quoi on se dirige, la trame est établie. L’histoire en elle-même est entrecoupée de quelques chapitres « apartés » dans lesquels on en apprend davantage sur Gaspard. J’ai adoré ces passages, qui sont souvent plein d’humour et qui permettent de mieux cerner sa famille. Ils sont divertissants et ajoutent de la légèreté à l’histoire, permettront aux plus jeunes de faire une pause bienvenue. Adapté pour un public pré-ado, ce livre saura conquérir les jeunes lecteurs avec une main de maitre.

LA FAILLELaëtitia Casado

Résumé : Il se passe des choses étranges à Viskow, entre un bord de mer délaissé, la venue d’un journaliste curieux et des visites médicales à répétition… Mairead a 12 ans et des questions plein la tête. Par la fenêtre, elle observe la grande usine au bout de la digue et les mouettes sur les mâts des bateaux. L’été commence plutôt bien… jusqu’à ce qu’un inconnu vienne l’interroger sur sa famille, qu’un mystérieux homme-au- chapeau se mette à la suivre sans raison apparente, et qu’elle s’aventure sur un terrain industriel condamné. La jeune fille se retrouve alors au cœur d’un secret qui la plonge dans les méandres les plus inavouables de l’énergie nucléaire…

A l’instant où j’écris cet avis, ce livre est mon préféré de la collection. Il m’en reste encore trois à découvrir, mais je pense que La Faille va garder cette place. C’était d’ailleurs le titre qui m’attirait le plus dans la collection. On parle nucléaire et enquête, deux éléments qui me plaisent beaucoup et que je vois très peu ensemble. En série TV oui, mais en livre … J’étais donc ravie. Pendant presque 200 pages, qui s’avalent avec grande rapidité, on suit une intrigue bien ficelée. Peut-être facilement discernable si l’on cherche à démêler les choses, mais si on se laisse porter, c’est une belle surprise.

J’ai aimé le format alternatif qui nous est proposé, les personnages (qui sont jeunes, intrépides, mais aussi courageux et parfois un peu stupides, ce qui collent à leur âge) et le rythme. Le dénouement est très bien et délivre un message sur le deuil, l’acceptation de ne pas toujours tout savoir, ni tout résoudre. Ce message est bien présenté et n’est pas brutal. C’est joué finement. L’écriture est vraiment très bien sans pour autant devenir trop facile. C’est un livre de jeunesse mais qui peut aussi être un chouette moment de détente pour des lecteurs plus âgés. On parle aussi du nucléaire, de la politique, de l’argent, et de tout ce qui rend un gouvernement plus intéressé pour un tas de choses que pour sa population. On voit beaucoup de choses dans ce texte, des messages parfois un peu cachés que l’on comprend avec l’âge mais qui peuvent parfaitement enseigner des choses à des lecteurs plus jeunes.

En bref, je ne peux que vous recommander de foncer les yeux fermés vers cet ouvrage. Il est sorti au mois de juillet, il est donc encore tout jeune, tout frais. Il se lit merveilleusement vite (en moins d’une heure je crois que c’était lu) et la présentation des pages lorsqu’il s’agit d’un journal était trop cool (même pour la police utilisée). Vraiment, j’ai passé un moment génial avec cette lecture et j’espère que vous lui ferez une petite place dans votre bibliothèque.

BARJOLANDJean-Luc Luciani

Résumé : L’univers de Damien bascule le jour où il apprend, d’une part, que les Américains ont élu Donald Trump à la tête des États-Unis et, d’autre part, que sa mère envisage de refaire sa vie avec un psy qui anime une émission de radio destinée aux adolescents. Entouré de ses amis proches, des lycéens connectés en permanence, il va tout faire pour tenter de discréditer le psy aux yeux de sa mère… jusqu’à commettre l’acte de trop et frôler la folie à son tour.

Ce livre me tentait beaucoup pour sa couverture. Il est un peu plus épais que les autres avec 180 pages d’histoire. On suit Damien, mais aussi un professeur de son lycée, tous deux perturbés par l’élection du président américain. Il y a évidemment une prise de parti clairement franche à ce niveau-là, et cela colle effectivement à ce qu’on entendait à l’époque. La France s’était sentie très concernée par cette élection.

J’ai bien aimé le style de l’auteur, même si j’ai trouvé quelques passages un poil trop vulgaires. Personnellement je n’en suis pas gênée, mais ce livre étant à destination des ados, ça me fait un peu tiquer (bon ok, quand je les vois aujourd’hui, ils parlent tous comme ça donc rien ne devrait m’étonner). Ce qui m’a plus dérangé, c’est l’utilisation qui est faite de la cigarette. « On doit tous mourir de quelque chose » répètent les personnages. Ce n’est pas du tout mon point de vue et je trouve qu’on laisse glisser un mauvais message qui pourrait s’ancrer dans les têtes. Enfin, j’ai également vu quelques remarques limites. Si celles homophobes sont contrées par l’un des personnages et annulées à la fin, d’autres glissent dans le texte sans être prononcées. Et si elles sont seulement le reflet des pensées des perso, écrites ainsi pour coller au reste, ça m’a un peu gênée parce que ça véhicule des clichés et une pensée qui n’est pas correcte. Bon, il n’y en a vraiment pas beaucoup et j’imagine qu’on peut glisser dessus sans s’en rendre compte, mais il est également possible que ce livre soit lu par des lecteurs qui seraient concernés et donc fortement touchés.

Ces points négatifs sont importants à mes yeux et c’est pourquoi je vous les souligne, mais il faut aussi que j’avoue le positif. Je pense qu’il se cache dans le texte un peu de parodie (il n’y a qu’à voir la reprise de certains mots) et j’essaie donc de ne pas tout prendre au sérieux. Je m’attarde davantage sur les thèmes abordés, tels que le deuil, les parents qui refont leur vie, le cadre familial qui se déchire et qui n’est pas ce qu’on en attend, l’appel à l’aide qu’on ne voit pas ou qu’on ne veut pas entendre, la difficulté de l’adolescence, les professeurs brimés qui ne peuvent plus s’exprimer, la toxicité de certains, la maladie … Certains sujets sont expliqués de front et sont très explicites, tandis que d’autres sont seulement apparents et ressortent pour un lecteur attentif. J’aime beaucoup ce contraste et cette façon de faire, j’aime bien la conclusion qui s’apparente à une vraie fin et qui achève correctement cette histoire.

Dans le global, j’ai beaucoup aimé le format, la trame, les personnages et l’évolution, mais je reste avec un avis en demi-teinte pour les points négatifs cités au-dessus. Si je passe parfois dessus sans voir ces types de remarques, j’imagine que le contexte actuel fait qu’elles m’ont plutôt sauté aux yeux cette fois-ci. L’histoire reste tout de même intéressante et serait sans doute presque parfaite sans ces petites choses.

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