Y a pas que la vie – E. Billon-Spagnol

Je remercie grandement les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce titre, qui m’a tapé dans l’œil avec sa couverture. Je n’ai d’ailleurs lu le résumé qu’en diagonale avant de jeter mon dévolu sur ce joli roman qui sort en librairie le 2 septembre.

Un vendredi soir comme un autre au Dakota, la boîte de nuit à la mode du moment. Les jeunes, venus des quatre coins de la campagne champenoise, se retrouvent, boivent, dansent, s’éclatent.
Parmi eux : Poussin, Griez et Sko, trois amis qui ont grandi dans le même village – aussi différents que potes à la vie à la mort. Pas loin d’eux, il y a Annabelle, la plus cool des filles, et sa petite soeur Cléo qui bouillonne d’admiration et de rage pour son aînée.
Les shots s’enchaînent, la nuit file comme un éclair et Sko, d’habitude sérieux et réservé, se sent pousser des ailes ; les baisers avec Annabelle sont électriques, si évidents qu’il en oublie Virginia, sa copine…
La gueule de bois du petit matin n’enlève rien à la magie de la nuit ; Sko ne pense qu’à Annabelle.
Quand l’accident arrive, il enlève avec lui, en un fracas de tôle, jeunesse et amour naissant.
Restent alors les vivants.

 

 

TW (surlignez pour les voir) : auto-mutilation, accident de voiture, mort

Au départ, j’ai eu un poil de difficulté à me repérer avec les personnages. Entre les surnoms et leur véritable identité, je me suis fait un petit post-it pour ne rien oublier et franchement ça m’a servi quelques fois avant d’être totalement dans l’histoire et de ne plus en avoir besoin.

Chaque personnage a une identité qui lui est propre, des qualités et des défauts. Il n’y a pas de super héros ici, mais plutôt des humains avec leurs doutes et leurs joies. On peut s’identifier à eux, on peut comprendre leur mal-être. J’aurais aimé en savoir plus sur Poussin, qui me semble en retrait dans cette histoire, et qui me parait pourtant un personnage très intéressant et attachant.

J’ai eu plus de mal avec Sko qui est clairement perdu dans sa vie. Il est largué, il ne sait plus quoi faire, et ce sont clairement des sentiments que je n’ai jamais connus et qui me sont étrangers. Même malgré le drame, j’ai toujours su où aller et quoi faire, et ce vide qui s’étend devant notre personnage ne me sont pas familiers. Cela dit, on est en totale immersion et on comprend qu’il puisse se sentir ainsi. Seulement … j’ai eu parfois l’impression qu’il se plaignait de pas grand-chose et qu’il ne cherchait pas de lui-même à améliorer les choses et sa situation. Au final, c’est peut-être le personnage avec lequel j’ai eu le moins d’empathie et de connexion.

Je me suis rapidement attachée à des personnages qui disparaissent au fil de l’histoire, à des secondaires qui sont si jolis et sympathiques qu’on aimerait les voir plus. J’ai énormément apprécié Oscar (Griez) que j’aurais beaucoup aimé connaître, Poussin aussi ! Puis Annabelle, bien sûr, car il y a ces clins d’œil et ces souvenirs qui font que je me sentais proche d’elle tout en étant étrangère. C’était bizarre, mais génial à la fois.

Vraiment, j’ai beaucoup aimé ces mélanges et ce qu’on peut voir de cette population française, dans ce petit village français où je me suis retrouvée. La région, le mode de vie, tout ça me rappelle les vacances dans la partie de ma famille qui y vit, et vraiment c’était trop cool.

Si la plume de l’autrice est particulière au premier abord, on s’y fait très vite et au final, on reste accroché à ce bouquin jusqu’à la fin. Je me suis laissée prendre par cette écriture particulière et si vivante et personnelle. J’ai adoré cette sensation. Les mots filent et puis hop, on arrive à la dernière page.

L’intrigue en elle-même cache une part de suspens. Au début, j’avais plein d’hypothèses et je me demandais qui allait nous quitter. C’était clairement mon enquête Sherlock et puis bah pouf, j’ai rien vu venir, ou presque. J’ai été aussi surprise que nos personnages et j’ai aimé suivre leur évolution au fil du temps et la force de caractère de certains. J’ai adoré cette immersion dans cette tranche de leur vie et voir comment chacun gère pour avancer. C’était super cool. J’ai lu la moitié du livre un jour de pluie et franchement, j’ai trouvé le temps parfaitement adapté. Tout était bien millimétré, même si j’ai parfois perdu le fil chronologique.

En règle générale, ce genre de livre n’est pas ce que j’aime le plus. Je préfère l’action d’un policier ou les créatures d’un fantasy et pourtant, j’ai été happée dès le départ. Ce livre a été une fois de plus une très belle découverte et c’est intéressant de m’ouvrir un peu plus à ces romans plus terre-à-terre. J’aime énormément ce nouveau chemin de lecture qui s’offre à moi.

Je vous le redis, mais ce titre sera dispo dès le 2 septembre et je vous le recommande. Il est doux et brutal à la fois, mais il est sincère, poétique et attachant. C’est une belle histoire qui touche en plein cœur. Il sera idéal pour cette fin d’été et pour la pluie qui revient. A lire devant la fenêtre ou au frais en fin de journée, je vous jure que ce livre a quelque chose à vous offrir.

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