Les mots d’Eden – C. Etcheberry

Hello ! Dans le cadre du challenge « Bookstasorcier » sur Instagram, j’ai décidé de redonner une chance à ce livre. Je l’avais effectivement commencé quelques semaines plus tôt et j’avais lâché au bout de 20 pages. En vrai, j’aurais peut-être dû ne jamais le mettre dans ma liste…

C’est la dernière année de lycée pour Eden le point final à son adolescence orageuse dans une petite ville des États-Unis, coincé entre une mère fantasque et un père aussi richissime qu’absent. La suite de sa vie, il compte l’écrire ailleurs, loin de cet univers étriqué.
Un univers soudain mis sens dessus dessous par la mort d’un autre élève, et par la détresse de son frère, qui bouleverse Eden. Mais comment pourrait-il s’y prendre pour approcher ce jeune homme, dans un milieu aussi réfractaire à toute forme de différence… ?

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L’idée en soit n’est pas mauvaise et je pensais vraiment que ça pourrait me plaire. Le résumé avait tout pour me donner envie. Puis j’ai commencé ma lecture, et j’ai clairement déchanté.

L’écriture n’était absolument pas faite pour moi. Trop pompeuse et soporifique, trop riche pour appartenir au langage d’un point de vue interne adolescent. Déjà que l’histoire est écrite au passé, si en plus on y ajoute des tournures qui ne sont clairement pas utilisées pour un PDV interne … clairement ça partait mal. Je ne me sentais pas proche du personnage, au contraire, j’avais l’impression de lire un vieux du siècle précédent, alors qu’on est normalement face à un ado du XXIème siècle. Je crois que c’est principalement le style qui m’a bloqué dès le départ, et qui n’était pas ce à quoi je m’attendais. Il m’a empêché de ressentir quoi que ce soit, d’ailleurs.

Les scènes sont lentes, longues, et on s’ennuie. Vraiment, je ressors de ma lecture avec l’impression d’avoir perdu mon temps. J’ai survolé énormément de passages et je n’ai rien raté de la trame principale. J’adore qu’on travaille sur la psychologie du personnage, oui, qu’on entre dans les détails, oui, mais alors qu’on traîne sous tous les angles c’est relou. Pareil pour les sexes érotiques. De temps en temps, ça va, mais qu’on parle sexualité tout au long du bouquin, c’est pénible. Idem pour les drames. On en met des couches et des couches, pour les démonter un par un par la suite.

Vraiment, j’attendais bien mieux de ce livre et je suis totalement déçue. Je n’ai rien ressenti. Pas de rire, pas de larme, juste de l’ennui profond. Clairement, je suis bien contente de m’être débarrassée de ce livre en premier dans ma PAL du challenge, parce qu’il n’était clairement pas fait pour moi. Même les retournements de situation m’ont agacé. Parce que ça arrivait comme ça, parce que ça se dénouait comme ça, alors qu’on avait passé 300 pages avant à lire les déboires psychologiques d’un gars largué dans sa vie. En plus, c’est un peu le gros cliché du mec qui a vécu tous les pires trucs, qui doit combiner avec un passé et un présent difficile, des parents peu présents, pas d’affection, et vas-y ensuite que c’est un bizu etc… Je veux bien qu’on rende la vie d’un personnage difficile, qu’on lui attribue plusieurs choses compliquées, je suis la première à le faire. Mais dans ce cas-là, on développe derrière. On dit pas juste en trois lignes ce qu’il a fait là-dessus et comment il a rebondi.

Genre, pour vous donner quelques exemples : La mère du gars est en hôpital psychiatrique. Son père ne lui a jamais montré d’affection. Il se fait prendre pour un imbécile par tous les mecs qu’il approche. Il s’est fait violer et il a fait une tentative de suicide à la suite de ça, et ces deux trucs sont réglés en quoi, quatre pages ? Le mec dit juste qu’il s’est fait violer comme si c’était normal, acceptable. Il n’a même pas l’air d’être choqué, d’être mal, la tentative arrive comme ça et se dénoue comme ça. Non mais sérieux, comment c’est possible ? Ce sont des sujets extrêmement durs et violents qu’il faut manier d’une certaine façon et on ne peut pas juste passer au-dessus comme ça, histoire d’ajouter du dramatique. Surtout pour ensuite passer mille ans sur une scène de sexe ou sur ce qui se passe dans sa tête.

Alors que bon, des histoires avec des personnages qui vivent trop de drames, j’en ai vu et j’en ai même faits quelques-uns dans mes histoires. Un personnage qui combine trouble psychologique et problème génétique, qui le pousse alors vers des situations qui vont lui faire du mal : ok, parce qu’il y a une logique et parce que c’est développé. Un personnage qui vit un drame, ou deux, ou trois, et sur lesquels on s’arrête à chaque fois, sur lesquels on passe du temps : ok. Là, un gars qui vit juste mal son adolescence et qui combine tous les clichés : non.

Bref, ça a été un peu la catastrophe pour moi, je m’attendais à beaucoup beaucoup beaucoup mieux et je ne sais même pas comment j’arrive à mettre 2/5 mdr, la déception est beaucoup trop immense et, au lieu de ressentir des trucs cool ou même d’avoir éprouvé de la tristesse, je suis juste en colère. Ça craint.

 

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