Show stopper – H. Barker

Et bonjour ! Première lecture de 2020 et première déception … J’attendais beaucoup de ce livre coloré à la sublime couverture, qui cachait malheureusement beaucoup de mauvais points.

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Londres, 2045. La société est divisée en deux clans. Les Bâtards, réduits à l’état d’esclaves, n’ont aucune valeur. Les Purs forment l’élite qui a accès à tous les privilèges. Le Cirque de l’horreur est leur divertissement préféré. Ils attendent avec délectation l’accident mortel qui leur procurera le grand frisson. Ben, fils de ministre, assiste à sa première représentation et tombe sous le charme d’Hoshiko, la funambule star du spectacle. Mais derrière l’éblouissement et le faste de l’arène, il découvre l’horreur. Trouvera-t-il le courage de résister pour mettre fin au carnage ?

Ce résumé me donnait clairement envie et surtout, il prévoyait quelque chose de vachement cool. Autant le dire clairement : c’est raté.

Première chose, on est en 2045. La société actuelle (en 2019/2020 donc) se tourne de plus en plus vers le bien être animal et donc, de plus en plus de villes et de pays refusent les animaux dans les cirques. Et ça, c’est un pas de géant, qui est totalement aboli dans la société dépeinte dans l’histoire. C’est quelque chose qui m’a immédiatement dérangé, en tant qu’engagée pour les droits des animaux. De plus, l’auteure propose un tas de clichés et d’idées reçues à leur sujet, comme leur manque d’âme ou l’appétit sanguin du requin …

En dehors de ça, on n’a pas vraiment de description de la vie en 2045, ni des nouvelles technologies, rien. On nous dit juste que la société est divisée et que les « Bâtards » sont sales, nuls, moches, bêtes etc.. Ce terme récurrent tout au long du roman m’a heurté. Je le trouve extrêmement fort et déplacé. On les traite moins bien que les animaux dans les abattoirs (et c’est pas peu dire) et tout le monde est ok avec ça. En revanche, on ne nous explique pas réellement comment on en est arrivé là, ni pourquoi, ni rien du tout. Et on continue à cracher sur eux, à dire des trucs horribles, en employant toujours ce terme. C’est … difficile, je trouve. On aurait pu trouver mieux.

Ben, le personnage principal, se rend compte que des choses ne vont pas dans ce monde en … 3 jours. En plus de tomber amoureux (lol) et de devenir un fervent militant. Où se trouve la logique ? Nulle part. Il vit dans le luxe, tout lui convient et pop, du jour au lendemain il veut révolutionner le monde. Sorry, mais ça manque de sens chronologique. De plus, les dialogues sonnent creux, superficiels, et faux. Ils ne sont pas fluides, comme si on regardait une image et qu’on s’amusait à mettre des voix off. Vraiment, j’ai été plutôt gênée par ça, ainsi que par le manque de construction de tous les personnages. J’ai l’impression qu’ils étaient là sans l’être. Tout est survolé et pourtant, en 500 pages, y avait quand même moyen d’approfondir les choses.

De nombreuses scènes sont là pour montrer le côté sombre de l’univers, mais on ne voit que le cirque. On ne parle pas vraiment de ce qu’il se passe réellement dans cette société, ce qui revient à un survol de l’univers. En revanche, on assiste à du gore, encore et encore et, même si c’est intéressant en un sens, c’est encore trop superflu. Il manque vraiment quelque chose pour qu’on puisse totalement rentrer dans l’histoire et dans cette société.

Enfin, une scène était particulièrement horrible. Désolée du spoiler, mais faut que j’en parle : Les gars ont fait un piano d’ivoire avec … les dents des « Bâtards ». Non mais on va où dans le gore, là ? Clairement, j’ai vu des allusions à la seconde guerre mondiale partout durant l’histoire, et ça m’a mis extrêmement mal à l’aise. Ok, l’auteure veut faire passer un message et faire comprendre ce qu’il se passe dans son pays. Mais tout est fait de façon très maladroite, et je ne suis pas certaine que son livre emmène à une quelconque réflexion. The Hate U Give, lui, donne matière à réfléchir sur ce qu’il se passe aux USA, par exemple. Il est révoltant et parle d’une réalité qui est trop souvent mise de côté. Ici, avec le côté dystopie et artistique, on perd le message qu’elle veut glisser. De plus, elle veut « soutenir » les minorités en Angleterre, mais on ne trouve dans ce livre aucune diversité dans les personnages. Aucune minorité n’est présente, de ce que j’ai pu comprendre, en dehors de l’autre personnage principal qui s’appelle Hoshiko …

C’est donc une immense déception pour moi. J’avais vu énormément d’avis négatifs et je me suis dit « oh, ça ne peut pas être si horrible que ça ». Mais en fait … bah si. Ce livre a un fort potentiel mais qui n’est absolument pas exploité. On traîne pendant des kilomètres, pour qu’au final il se passe quelque chose de trop rapide à la fin. De plus, il y a un sérieux manque de logique (d’où la mère de Ben ne sait pas qu’il est caché au cirque alors qu’elle sait parfaitement qu’il voulait y retourner et qu’il s’était entiché de Hoshi ?) et certaines scènes n’ont pas d’explications. J’imagine qu’on en saura davantage dans le prochain tome mais, personnellement, je passe mon tour.

J’espérais vraiment trouver du positif à dire mais, en dehors de la sublime couverture, je n’ai rien trouvé …

 

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