Le goût amer de l’abîme – N. Shusterman

J’avais longuement entendu parler de ce roman, qui me tentait depuis sa sortie. Je n’avais cependant jamais sauté le pas avant de le trouver sur Vinted. Mes espérances étaient grandes, pas seulement par les quelques avis que j’avais pu voir passer mais parce qu’il traitait d’un sujet qui me tient à coeur. Et finalement j’ai sans doute trop espéré.

9782092576755.jpgRésuméCaden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s’intéresse à l’athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer… Dans son esprit, Caden est devenu le passager d’un navire voguant sur des mers déchaînées.
Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l’interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s’y noyer…

Le livre fait exactement 400 pages de récit et j’ai dû mettre je ne sais combien de jours avant de passer la 100ième page. Tout est sans structure, tout part dans tous les sens et avant de comprendre quelque chose, il faut s’accrocher. On ne sait rien du personnage principal, finalement, tout est centré sur ce qui se passe dans sa tête.

J’ai lu de nombreuses histoires sur le sujet des maladies mentales. Vraiment beaucoup. J’en ai même écrit une. Et jamais je n’ai vu une telle forme de désordre. Alors oui, c’est fait exprès, et c’est sans doute ce qui fait le charme de l’histoire. Sauf qu’il m’a été vraiment impossible de m’attacher au personnage. Il se passe finalement réellement quelque chose dans les 100 dernières pages et c’était assez évident que ça allait se passer ainsi. J’ai néanmoins aimé les métaphores qui sont utilisées dans ce dernier quart et la conclusion. Mais ce qui m’a touché, c’est seulement le mot de l’auteur. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour Caden, je ne me suis attachée à aucun autre personnage, parce qu’ils sont trop distants dans cette histoire. Certes, c’est la réalité que vivent trop de personnes, et cela nous permet de mieux saisir, je suppose. Il s’agit cependant du seul bouquin sur le sujet à m’avoir gonflé.

Je pourrais passer l’article à faire des comparaisons mais je ne vais pas le faire. Ce livre a le mérite d’avoir été audacieux et d’avoir été publié pour sa présentation. Cependant, sa forme ne m’a pas touché, j’ai été très insensible à cela et c’est dommage. J’en attendais beaucoup et j’aurais peut-être aimé savoir avant de l’acheter qu’il avait un style si particulier. Il aborde les choses d’un manière moins professionnelle, moins carrée, et ça pourra certainement plaire à des lecteurs moins tatillons ou qui souhaitent mieux cerner cette vision des choses. En tout cas, il est vrai que ce n’est pas un livre que je conseillerai pour ceux qui souhaitent éprouver une véritable empathie au cours de leur lecture, qui souhaitent s’attacher à des personnages et connaître également la vie des accompagnants.

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