Cogito – V Dixen

61ijbw3ao1L._SX195_.jpgUn don du ciel… Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie….ou un pacte avec le diable ? Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour « améliorer » la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ? Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société. L’ultime frontière sera notre cerveau.

Heyyy ! Voilà ce que nous dit le résumé de ce roman. Très honnêtement, avant même de commencer ma lecture, j’étais mitigée. La science-fiction n’est pas tellement un genre que j’affectionne. En dehors de la dystopie (qui se concentre sur l’évolution des sociétés et qui nous propose alors des dysfonctionnements plus ou moins importants – Hunger Games, Divergente, Labyrinthe pour ne citer qu’eux) je ne crois pas avoir déjà lu un réel roman de SF. Et, puisque j’étais moyennement tentée par Phobos et que j’avais adoré ma lecture, je me suis dit qu’il fallait tout de même que je teste.

C’est donc en compagnie de Laure-Anne (@readnescape) que je me suis lancée dans la lecture de Cogito. Nous avions toutes les deux acheté la box 1001 livres qui nous promettait des goodies à l’effigie de ce nouveau roman. Force est de constater que nous n’avons eu qu’un pauvre goodie sur Cogito, et tout le reste était en rapport avec Phobos … et encore, ce ne sont pas du tout des goodies que j’apprécie. C’était l’ultime crash-test avec cette boutique de box pour ma part, et ça me confirme bien que les boxes françaises ne sont pas du tout à la hauteur des boxes américaines ou anglais. Aussi, il est désormais évident pour moi que je paierai un peu plus cher pour des box US/UK mais qui, au moins, valent leur prix.

Dans cette box, nous avions donc Cogito que nous avions prévu de lire en LC (lecture commune). Autant vous dire que ça a été très laborieux ! Laure-Anne et moi avions décidé de lire par palier de 100 pages. Qu’est-ce que ça été compliqué. Heureusement que c’était une LC, sinon j’aurais laissé tomber au bout de 10 pages ! Laure-Anne m’aidait à tenir le cap aha !

Les 300 premières pages sont véritablement très lentes. J’avais vu plusieurs échos à ce sujet et je redoutais d’ailleurs ce premier long passage du roman. Il ne s’y passe vraiment pas grand-chose. On a droit à de nombreux extraits sur Descartes ou d’autres philosophes … et autant vous dire que vu que j’ai passé mon bac en 2013, la philo ça remonte à loin (et en plus, c’était vraiment une matière qui m’ennuyait terriblement, pendant laquelle je préférais jouer au p’tit bac ou au morpion ptdr. Heureusement que j’étais en S, parce que toutes les heures que se bouffent les L, c’était la pendaison assurée …). Bref du coup, j’avais du mal à saisir où l’auteur voulait nous mener. Je ne comprenais pas totalement toutes les références et je ne voyais surtout pas l’utilité d’en mettre autant. J’avais clairement l’impression d’être en cours de philo, et c’était horriblement chiant (pardon).

Les personnages … je n’ai accroché à aucun d’eux. Roxane est tout simplement insupportable et elle le sait. Son caractère ne peut pas être excusé par les épreuves de son passé et bon, ça ne la rend pas du tout attachante. Il en va de même pour tous les autres personnages. La richesse est également mal exploitée de mon point de vue. J’ai l’habitude de rencontrer des personnages très riches et imbus d’eux-même et de ce pseudo pouvoir, mais ils paraissent toujours plus sympathiques. Ici, malgré une évolution, ils me sont toujours restés antipathiques.

L’action commence peu à peu à partir des 300 pages et encore que : elle n’est pas dingue. On devine très vite où l’auteur veut en venir, notamment avec les réflexions d’un certain personnage qu’on se coltine depuis le départ. J’avais espoir d’être surprise, de m’être trompée sur le dénouement. Et c’est plus ou moins vrai. Heureusement malgré tout que les choses finissent par bouger. Il fallait bien un peu d’action pour compenser tout le temps de blabla.

Concernant les 150 dernières pages … elles sont riches en rebondissements. Les différentes hypothèses qui expliqueraient ce qu’il se passe se rejoignent, se divisent. Au final, j’ai été un peu surprise par la véritable cause du bazar qui se répand durant le stage, mais ça n’a pas été transcendant. Il est vrai que ça se lit très vite, mais la fin est trop prévisible. Si pendant tout le roman j’ai cherché la prise de position de l’auteur (les robots sont-ils bons ou mauvais, que serait la société si on les développait à ce point etc..), je pense qu’elle n’est pas tout à fait claire. Il y a du bon et du mauvais dans chaque possibilité, en fait. Malgré tout, la société dépeinte est justement affreusement horrible, et j’espère personnellement que jamais les robots n’auront autant d’importance dans nos vies.

Comme pour Phobos, la fin m’a un peu dérangé. Je souhaitais quelque chose du genre, mais pas de façon si simple, avec tout qui tombe tout cuit comme ça. Elle colle avec le roman, oui, sauf qu’il y avait d’autres façons de faire les choses, et je suppose qu’une autre fin, plus brutale et moins idyllique, aurait également fait l’affaire pour une véritable prise de position.

En bref, je suis déçue. Je n’en attendais pas grand-chose, mine de rien, mais j’ai eu l’impression de me retrouver face à un bouquin encore un peu brouillon. Trop de termes philosophiques, puis ensuite trop de termes techniques (mais l’on voit malgré tout les très nombreuses recherches que le livre a dû demander). Pour quelqu’un qui souhaite une lecture détente, je ne vous conseille absolument pas ce bouquin, bien au contraire. On a vite fait de se perdre dans les raisonnements et il est vrai que je n’ai pas trouvé le fin mot de l’histoire. Le bien, le mal ? Au final, tout est juste gris.

Désolée pour ce long avis (je l’ai écrit petit à petit en même temps que ma lecture) très critique. Je n’ai pas mis d’eau dans mon vin, et il est très rare que je sois aussi sèche et catégorique avec un roman. Ce genre de lecture n’est pas pour moi, j’aurais au moins fait l’effort d’essayer et surtout … je suis allée jusqu’au bout de ma lecture !

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